Lancé dans le cadre de France 2030 et opéré par Bpifrance, l’appel à projets « Défi Flagships » vise à faire émerger des sous-systèmes avancés et souverains pour la robotique, les machines intelligentes et les drones. Son objectif : rapprocher industriels, ETI, acteurs émergents et laboratoires pour accélérer le développement, l’industrialisation et la commercialisation de briques technologiques de rupture, renforçant l’autonomie des filières stratégiques.
La filière navale et maritime a toute sa place dans cette ambition. Les environnements marins imposent des contraintes sévères — corrosion, pression, vibrations, faible connectivité, autonomie énergétique ou navigation sans GNSS — qui en font un terrain privilégié pour développer des sous-systèmes différenciants. Capteurs, perception embarquée, calculateurs durcis, IA, navigation autonome, actionneurs, propulsion, gestion d’énergie, communications sécurisées ou architectures cyber-résilientes peuvent devenir des composants souverains pour des drones de surface, sous-marins ou aériens, des navires robotisés et des équipements portuaires intelligents.
Le dispositif comprend deux étapes : une phase de préparation de six mois, soutenue par une subvention de 50 000 à 100 000 euros, puis une phase de développement de 24 à 30 mois. Les projets doivent alors présenter en principe plus de 4 millions d’euros de dépenses éligibles. Les consortiums associent une grande entreprise ou ETI, des acteurs émergents et des organismes de recherche.
Première relève : 24 septembre 2026 à midi ; clôture : 6 avril 2027 à midi.
Pour le maritime, l’enjeu est aussi économique : mutualiser la R&D, réduire la dépendance aux composants critiques importés, sécuriser les approvisionnements et transformer des innovations françaises en produits exportables. Se mobiliser sur « Défi Flagships », c’est préparer les standards technologiques de demain tout en consolidant une base industrielle navale européenne plus compétitive, autonome et résiliente.
